L’oiseau s’est envolé

L’oiseau de mes amours ce soir s’est échappé

N’ai pu le retenir, il voulait autre chose

Sans lui ne suis plus rien, me sens handicapé

La porte de mon âme est soudainement close.

 

L’oiseau est revenu, amaigri, affamé

En ayant parcouru quelque longue distance

Recherchant çà et là le butin tant aimé

Mais n’a trouvé en fait , pas la moindre pitance

 

Il va de fleur en fleur avec l’espoir au coeur

Espérant découvrir la rose parfumée

Le mystère secret où l’amour est vainqueur

Une étoile là-bas, enfin s’est animée..

 

Le ciel s’est entrouvert accordant sa faveur

Je n’en crois pas mes yeux, une offrande sublime

Un bonheur inconnu, un bouquet de ferveur

Pour une belle fin, hélas ! n’ai plus de rime….

Publié dans : Poésie | le 16 juin, 2021 |Pas de Commentaires »

DISPARUS EN 2020

G.Bedos C. Brasseur. C.Bolling

R.Carel. P.Cardin. D.Cauchy. R.Castel. C.Cellier. A.Chalandon ;

A.Cordy. Christophe. Cristo. S Connery

J.L Dabadie. J.Daniel. R.Debré. S.Delair. K Douglas.

C Giraud. J Gréco. V. Giscard d’Estain. I. Gitlis

O de Havilland. R.Hossein.

Z.Jeammaire.

J.Le Carré. M.Londales.T.Lopez

. E.Morricone. H.Moubarak

M.Piccoli.Piem.

J.Raspail

J.L.servan Schreiber. J Secrétin, A.Sylvestre

A Uderzo

R.Zaraï

Publié dans : Poésie | le 14 juin, 2021 |Pas de Commentaires »

A Heinrich

Ce matin sur la route de Chartres

Noyée dans le brouillard

Triste et hagard

Se perd mon regard…

 

Il y a cinquante ans déjà !

Le destin et la mort

De connivence,

Guettaient là, dans le brouillard,

Dans le silence.

 

Ce matin dans ce même brouillard

Je revois mon ami

Agrippé au volant de l’Audi,

Égrainer sans le savoir

Les dernières minutes

De sa vie…

 

Il y a cinquante ans déjà !

C’est comme si

C’était hier, aujourd’hui

A l’instant.

 

La route longue et grise

Son regard tendu, rivé

Sur le pare-brise

Embué, embué, embué.

Devant c’est le mur

Un mur opaque, dense,

On ne voit pas à cinq mètres,

A T T E N T I O N !

Le camion…

 

BRUIT  ENORME  DE  FERRAILLE  QUI  S ’ ENTRECHOQUE

 

 

Il y a cinquante ans déjà !

Vingt-sept tonnes

Sur sa tête,

Sa tête de savant et d’ami incomparable

Vingt-sept tonnes d’horreur.

Le silence à jamais…

 

Il respire encore

ATTENDS ! mon ami, NE PARS PAS !

Attends, la Mort n’est pas

Pour toi,

Tu es trop grand, trop beau, trop fort,

Attends ! ATTENDS Encore…

J’essaie de te retenir

Au minuscule fil de vie

Qui vibre encore faiblement

Dans ta poitrine ;

J’essaie de t’accrocher,

J’essaie de t’arracher

A la mort qui t’appelle

A grands cris.

NON ! NON ! hors d’ici

Spectre envahissant,

Reste mon ami, RESTE !

Hélas…

 

Il y a cinqunte ans déjà

Et ce matin

Je pleure encore

Dans ce brouillard

Ton injuste linceul,

Ce brouillard de détresse

Qui hurle, HURLE

Ton nom sur la route sans fin,

Comme un leitmotiv de peine

Et de douleur…

 

 Cinquante ans déjà

C’était hier, tout à l’heure,

Maintenant.

Jamais cet instant

Ne s’effacera

Pour moi

Injuste survivant.

 

 Je t’entends râler contre moi,

Encore suspendu à l’existence

Mais je ne puis rien, rien,

Contre la mort qui ricane déjà

Entre nous deux.

Ta tête lourde, lourde d’une tonne

S’affaisse déjà en arrière :

« Docteur Munderloh, revenez, REVENEZ ! »

J’ouvre ta chemise comme un fou,

«  Docteur Munderloh ! »

Je cherche ton coeur, je masse ta poitrine,

« Revenez, Docteur Munderloh,

Revenez ! »

 

 C’est la plainte dernière

Le souffle ultime

D’abord énorme, puis infime ;

La brise de mort

Qui efface doucement

Le dernier tableau,

Comme un lavis irréel qui s’estompe

Et se consume,

Dernière touche du présent,

Première empreinte du Néant…

 

 J’imagine,

J’imagine les milliers d’images

Qui ont dû défiler à tout rompre dans ta tête

En un millième de seconde :

Ta femme, tes enfants, ta femme,

Tes voyages merveilleux à travers le monde,

Ta femme, ta femme, ta femme.

Et l’obscurité tout à coup,

Le silence écrasant, envahissant

De l’éternité de l’éternité…

 

 Et je suis là, et je vis,

Et j’écris.

Pourquoi moi ?

Et toi Heinrich,

Tes yeux fermés à jamais dans la nuit

Pourquoi toi ?

Peut-être cherches-tu

A sonder les mystères de l’Au-delà,

Toi qui cherchais infatigable

A percer les secrets de la science ?

Peut-être cherches-tu à comprendre

POURQUOI

Pourquoi la vie, pourquoi la mort,

Pourquoi aujourd’hui,

pourquoi demain,

Pourquoi

Pour toi

Plus rien !

 

 Plus rien que l’éternité glacée

Et le souvenir brûlant

Dans le cœur de ceux qui t’aimaient…

Et que tu ne quitteras jamais,

Jamais

Publié dans : Poésie | le 14 juin, 2021 |Pas de Commentaires »

Avis aux smicards

Les gains à Roland Garros

 

1er tour 60 000 euros

 

2ème 84 000 euros

 

3ème 113 000 euros

 

4ème 170 000 euros

 

5ème 255 000 euros

 

½ finale 375 000 euros

 

Finale 750 000 euros

 

Pour le gagnant ; 1.400.000 euros

Le perdant! 700.000 euros

Publié dans : Poésie | le 11 juin, 2021 |Pas de Commentaires »

Communiqué très important

Contempler la poitrine des femmes, est bon pour la santé

des hommes, et les aide à vivre plus longtemps.

Voici ce que révèle une étude réalisée par un groupe de

chercheurs allemands. Ces derniers ont découvert que

regarder fixement chaque jour pendant près de dix minutes

les jolis seins d’une femme, était aussi bénéfique qu’une

bonne demi-heure d’exercices physiques.

Cette étude réalisée pendant 5 ans sur un groupe de 200

volontaires, a démontré que ceux qui avaient profité du

spectacle enthousiasmant de ces seins féminins, souffraient

beaucoup moins de maladies cardio-vasculaires et avaient

moins de problèmes d’hypertension, que ceux qui n’avaient

pas regardé tous les jours ces jolis seins.

(Article du » News to day » du 3-06- 21)

 

Effectivement, l’excitation sexuelle augmente la fréquence

cardiaque et est bénéfique pour la circulation du sang.

 

Regarder chaque jour comme des cornichons

Le spectacle charmant de forts jolis nichons

Voilà qui nous convient et le faire est aisé,

Qu’on nous l’eût dit plutôt, nous aurions abusé !

 

PS/ Voilà ce qui explique que je sois arrivé à 94 ans…

Publié dans : Poésie | le 11 juin, 2021 |Pas de Commentaires »

Un jour tu viendras

 
Alors que je serai
Allongé, tranquille, serein
Dans un sommeil réparateur,
Un jour tu viendras me dire :
« Allons, réveille-toi ! »
 
Mais je ne bougerai pas
 
« Viens donc
Dans ce matin brumeux
Redécouvrir la nature
Dans son mystérieux exorcisme
Et son enchantement.
 
Viens écouter les oiseaux
Qui frétillent de joie
Dans les feuillages dorés
De ces arbres
frémissants »
 
Mais je ne bougerai pas
 
« Viens assister
Au réveil des fleurs
Bercées
Sous les perles
D’une rosée étincelante
 
Viens t’étonner
De cette aurore
Transcendante
Qui renouvelle chaque jour
Notre émerveillement  »
 
Mais je ne bougerai pas
 
 « Viens retrouver l’inspiration
Pour écrire un poème unique
Devant le spectacle du monde
Insolite et magique
Qui renaît sans cesse
 
Nous dire avec ces mots particuliers
Dont tu as le secret
Ce qu’est cette extase permanente
Dans cette vie qui bouillonne en toi
Depuis toujours
 
Mais je ne bougerai pas
 
« Viens encore te pencher
Sur la souffrance d’autrui
Que tu voudrais épouser
Et dire ton impuissance
Larmes rentrées.
 
Redis-nous ton horreur
Devant tant d’inégalités 
Tant de détresse
Tant de riches
Tant de pauvres »
 
Mais je ne bougerai pas
 
« Réveille-toi paresseux
Qu’as-tu fait encore
De cette nuit
Redonne cette vibration
A tout ton être
 
Viens chanter de nouveau
Ecouter en tremblant
Une musique ensorcelante
Ouvrir grande ton âme
Renaître  »
 
Mais je ne bougerai pas
J’aurai rejoint mon rêve…

 

 

Publié dans : Poésie | le 5 juin, 2021 |Pas de Commentaires »

Nonno, quand tu seras parti

Un jour tu nous as dit : « Je ne partirai pas ! »

Alors nous t’avions cru et nous étions tranquilles,

Heureux de continuer à marcher sur tes pas,

Nous séparer de toi nous semblait difficile !

 

Puis là, soudainement, sans un mot tu t ‘en vas,

Sans même prévenir nous faussant compagnie ,

Pour rejoindre autres lieux, au loin, très loin là-bas,

Ton paradis secret…Et crois-tu qu’on t ‘oublie ?

 

Nonno, toi bon vivant, tu inventais pour nous

Des histoires sans fin, énigmes et charades,

Nous ne voulions rater aucun des rendez-vous

Où tu nous inondais de vastes rigolades !

 

Tu ne manquais jamais de nous servir des tests

Afin d ‘évaluer nos taux d’ intelligence,

Sans cesse créatif, tu n’étais pas de reste

Pour montrer que la vie avait des exigences.

 

Nous étions si heureux d’apprendre chaque fois,

Connaître toujours plus, pour combler nos lacunes,

De pénétrer le Vrai, ton sérieux faisant foi,

Belles occasions à n ‘en rater aucune !

 

Mais hélas! maintenant le rideau est tombé,

Et pour nous ton savoir fut sans équivalence,

D’un désarroi profond notre être est enrobé,

Et nous ne récoltons que le poids du silence…

 

Peut-être que là-haut, qui sait ? tu ris encor,

Toujours avide et prêt de trouver autre chose,

Et qu’importe pour toi de changer de décor,

Tu sais que vie et mort se rejoignent en osmose…

 

       Tes petits-enfants

 

 

 

Publié dans : Poésie | le 5 juin, 2021 |Pas de Commentaires »

Quand je joue du piano

 

Quand je joue du piano

Caresses sous mes doigts

En majeur en mineur

De tristesse et d’amour

 

Quand je joue du piano

Chaque note t’appelle

Qui s’envole vers toi

En un bouquet de joie

 

Quand je joue du piano

Du Liszt ou du Chopin

C’est l’épanouissement

Coulant sous une larme

 

Quand je joue du piano

Tu es là près de moi

Tu attends chaque arpège

Battant des mains comme une petite fille

 

Quand je joue du piano

Tu glisses sous mes doigts

En happant chaque note

Qui sur ta lèvre vient mourir

 

Quand je joue du piano

Ton corps est mon clavier

J’y cherche les trésors

Qui s’y cachent en secret

 

Quand je joue du piano

Tu es ma seule musique

Les bémols et les dièses

Ont la douceur de tes mots

 

Quand je joue du piano

Je m’envole vers toi

Toi si loin à présent

Mais je cours sans t’atteindre

Publié dans : Poésie | le 5 juin, 2021 |Pas de Commentaires »

Tchaikovski ( Concerto pour violon)

Comme pour Menndelssoh, toutes règles classiques

Dans ce grand concerto ne sont pas à l’honneur

Dans son introduction le profil mélodique,

Sert de faire -valoir, un ton en ré mineur.

 

« Il était une fois » on semble ici nous dire

Prévenant le public, capter son attention,

Le violon n’intervient plus tard en point de mire

Pour reprendre aussitôt usage et convention .

 

Il est parti du grave avec la chanterelle,

Lyrique, très nerveux, surtout Tchaïvovskien,

Le développement, difficulté réelle,

Devient plus modéré, diminuant son soutien.

 

La forme bousculée aborde la cadence

Surprenante un moment, en sursauts périlleux,

Faits de grands traits, parfois avec violence,

Trilles et glissandos, rapprochement heureux.

 

Elle n’intervient pas, le public s’en étonne

Comme l’a fait Mozart en fin d’exposition

Mais bien là, au début, imitant Mendelssohn,

Ne sachant pas vraiment quelle en est l’ intention.

 

Le second mouvement était à l’origine,

Si l’on peut dire en sorte, une « méditation »

Son frère pas d’accord. Piotr comme on le devine,

Prend la canzonetta en nouvelle version.

 

Mais ce nouveau volet, peut-être trop lyrique,

Est quand même gardé, sur son ton langoureux,

Il met bien en valeur l’expression poétique

Belles sonorités, un envol chaleureux,

 

De ce violon chantant, romantique, en sourdine

Dans large cantilène et courte introduction.

Cette page typique est russe on le devine

Comme un chant automnal tout nimbé d’émotion.

 

 

 

Mais il évoque aussi triste mélancolie

Fortement contrastée, appuyée au final,

Un « Goppak » populaire, excité, en folie,

Le tout bien enlevé, très loin d’être banal !

 

Au premier mouvement, c’est cette ardeur rythmique

Que le violon supporte, et là, dans le second

Il est meneur de jeu, et son rôle est unique

Dans un feu d’artifice où nous nous extasions !

 

Non, pas de prétention ici métaphysique

Pas de trace non plus d’aucune confession

Qu’elle soit personnelle ou alors dramatique

Retrouvant le secret de notre création.

 

C’est après son l’échec de ce triste mariage

Qu’il compose à Clarens ce fameux concerto,

Calme de la montagne, un charmant paysage

Et là devant ses yeux, une oeuvre de Lalo.

 

Et le désir aussi de pousser à l’extrême

D’autres sonorités pour orchestre et violon,

Cette vitalité, l’éloquence qu’il aime

Romantisme effrené, de pure tradition.

 

Cette oeuvre fut écrite en quelques trois semaines

Inspiration du ciel, assez rapidement,

Réputée injouable et tentatives vaines :

Trop de difficultés. L’apprendre, mais comment ?

 

Tchaïkovski la rangea et ressortit la chose

Quelques trois ans plus tard lorsque Adolf Brockly

Accepta de la jouer. Mais tout n’était pas rose :

La critique d’alors la voulait abolie.

 

La première on le sait, se déroula à Vienne

Ce fut un beau tumulte : on la trouvait sans goût

Un critique du jour développa sa haine

En disant que cela était «  bon à l’égout ».

 

Dix-huit-cent-quatre-vingt, création mémorable

A Londres et à Moscou , un accueil éclatant,

Par le monde depuis, succès considérable,

Fit mille fois le tour dans l’espace et le temps.

Publié dans : Poésie | le 5 juin, 2021 |Pas de Commentaires »

Quoi, on ne danse plus ?

Je voulais t’inviter

A danser là-bas

A République

Une dernière fois

 

Vite dépêche-toi

C’est déjà commencé

Le tango que tu aimes

Tu viens ?

 

Tu vas me dire « Non ! »

De la main

Tu ne veux pas

Tu ne peux pas

 

Dis-moi plutôt

Que tu n’as plus envie

Ecoute ce tcha-tcha-tcha

Tu n’aimes plus ?

 

Ai-je fait un faux-pas

Une sottise

Mais non, dis-tu , ce n’est pas çà

Mais qu’est-ce alors ?

 

Ecoute cette valse

Comme celle qui nous emportait

Viens, essayons encore

Juste une fois

 

« Non ! » répètes-tu

Comment ? Plus jamais ?

Ce n’est pas possible

C’est un mauvais rêve

 

 Murmure des violons

Le piano qui domine

Mais réfléchis, voyons

« Arrête ! C’est non et non ! »

 

Tes bras où sont tes bras

Ta tête sur mon épaule

Un rythme lancinant

Nous berçant tendrement

 

La musique s’est tue

Revenons à notre table

Tu es peut-être fatiguée

« Laisse-moi en paix ! »

 

Quoi on ne dansera plus

Ensemble l’un avec l’autre

L’un contre l’autre

L’un dans l’autre ?

 

Viens, allons au vestiaire

Tu as sans doute froid

« Non, laisse-moi

Oublie-moi »

 

Je déambule dans la rue

Comme l’ombre de moi-meme

Perdu, aveugle et sourd

Dans ma dernière danse, sans toi.

 

 

Publié dans : Poésie | le 4 juin, 2021 |Pas de Commentaires »

Ce n’est pas fini !

                                         

                              J E    V I E N S    D E    V I V R E    M O N

 

                                                   34.472 ème jour.

 

                                              Mais ce n’est pas fini….

Publié dans : Poésie | le 4 juin, 2021 |Pas de Commentaires »

Vivant !

Voilà je suis vivant, quoiqu’un peu malmené,
J’ai bien cru que la fin était là en avance,
Ce n’est pas un hasard qu’au jour de ma naissance
Me fut attribué ce prénom : Fortuné.
 
En effet bien des fois quand j’étais sous la terre,
Travaillant dans la mine et craignant ô combien,
J’ai failli y passer, relevant du mystère,
A la seconde près, il eut fallu d’un rien !
 
Je pense à ce mineur exilé de Pologne,
Qui m’a tiré un jour d’un grand éboulement,
C’était un baraqué, un gros dur, une trogne,
Il m’a sauvé la vie, ainsi, tout simplement.
 
Je pense au Puits Simon, une mine en Moselle,
Où d’un coup je fus pris dans une inondation,
Là, tout le personnel s’enfuit en ribambelle,
Épargné de justesse, une grande émotion.
 
Je pense au Puits Central, là-bas en Normandie,
La pelle mécanique aux mâchoires d’acier,
Qui m’a pris en étau, une étreinte raidie,
La morsure du fer… Mais le ciel m’a gracié.
 
En Tunisie Oum Douil, la mine désuète,
Abattage au charbon, crocs du marteau-piqueur
L’énorme effondrement passé près de ma tête,
Mais j’en ai réchappé, ne restait que la peur.
 
Je  devais m’en aller mais je suis encor là,
La grande ombre a voulu me laisser une chance,
Opérant un barrage et mettant le holà!
Cependant je demeure, et reste dans la danse.
 
Certains sont réjouis, d’autres sonnent le glas,
Que m’importe pourquoi, puisque je vis encore,
Tant de choses c’est vrai, m’attendent ici bas
Poésie et musique, Euterpe et Terpsychore .
 
Un moment j’ai pensé à la peine perdue,
L’inutile combat de ce dernier instant,
Peut-être me disant que justice est rendue,
Dans l’existence au fond que j’apprécie autant.
 
Je vous offre un vivat, plus un cocorico,
Miraculé d’un jour, renaissant dans la ronde,
Dans ce désir de vivre, ai clamé cet écho :
« Je suis l’humanité, simple grain de ce monde. »
Publié dans : Poésie | le 4 juin, 2021 |Pas de Commentaires »

Nice, 5 ans plus tard

 
 
Nice
Au bord de cette Méditerranée
Souveraine berceuse d’oubli
Sous son soleil fidèle et généreux
 
Nice
Aujourd’hui se souvient
De cette déchirure
Et avec elle
Tout le pays
 
Il faisait beau ce soir là
C’était la joie
Du feu d’artifice traditionnel
La fête, les rires, les chansons
Le foule impressionnante
Des touristes du monde entier
La chaleur assoupie
D’un été heureux
Grand nombre de familles
En vacances
Sur cette promenade des Anglais
Inondée de lumières
Cette promenade
Mouvante
Animée
Plus que vivante
Comme ensorcelée
Dans un festin
Renouvelé
Une atmosphère joyeuse
Une ambiance heureuse
Presque unique
 
Nice
La légendaire
L’incontournable
Etoile de paix
Et de sérénité
 
 
Nice
Ses jardins fleuris
Sa vieille ville attachante
Sa fastueuse place Masséna
Agora resplendissante
Son château
Sur la colline-phare
Ses concerts, son théâtre
 
Nice
La belle, l’immortelle
La bien-aimée
A connaître et aimer
Toujours davantage
 
 
Nice
Le Comté de Provence
Les vestiges Romains de Cimiez
Son Eglise avec panneaux de Brea
Ville des Masselotes
Des Angevins
 
Nice
Le berceau renommé
Envié
D’une vie apaisée
Tranquille
Sereine
 
Nice
La…
 
ATTENTION !
Débouchant subitement
Sur la promenade
Un énorme camion blanc
Conduit par un fou
Ivre de violence
Qui fonce sur la chaussée
Envahie d’une foule dense
Le camion de la mort…
 
 
Tout à coup
Dans ce rassemblement compact
Cible innocente privilégiée
Ce monstre d’acier
En pleine vitesse
Ecrase sans compter
Des dizaines de passants
Des femmes, des hommes, des enfants
Qui hurlent dans l’horreur
De ce massacre odieux
Des cris de douleur, du sang partout
Des corps ravagés
L’épouvante
La panique
La désolation
 
Des morts, 86
Des blessés plus de 150
Les secours qui arrivent en trombe
Aussi vite que possible
Parfois hélas ! impuissants
Devant ce désastre innommable
Les survivants
Hagards
Qui s’enfuient épouvantés
En surmontant des cadavres
Gisant çà ou là
 
 
Un enfant de 4 ans
Fauché, son ourson dans les bras
Une fillette d’une dizaine d’années
Aux membres déchiquetés,
Là, un adulte éventré
Près de lui sa jeune femme
Disloquée
Et ce vieillard aux yeux exorbités
Le visage déchiré
Un spectacle atroce
Effrayant
Insoutenable
Des souffrances
Des meurtrissures
La vue calamiteuse
D’un assassinat collectif
 
Perpétré par un illuminé
Dont on ne sait rien encore
Mais qui va tomber sous les balles
Des policiers qui l’ont poursuivi
Dans sa course folle
 
Des larmes, du sang
Dans cette nuit devenue noire
Des cris déchirants
Des appels au secours
Vers un ailleurs
De sauvegarde
Des pompiers, des infirmiers
Des médecins, des bénévoles
Pour venir en aide aux blessés
Souvent agonisant
Dans une bribe de vie
Qui ne tient plus qu’à un fil
Toute une nuit de lutte
Pour sauver
Ce qui peut l’être encore
Ici, là, des fantômes errants
Ecrasés de douleur
A la recherche d’un proche
D’un enfant, d’une mère, d’ un ami
Disparus dans la tourmente
 
Bien sûr, aujourd’hui
Les discours
Les prières
Les chants religieux
Le chagrin
La tristesse inconsolable
Puis
La minute de silence
La Marseillaise
Oui, bien sûr
Mais on parle peu
Du dysfonctionnement -dit-on-
Des services d’ordre
Surpris et débordés
De la surveillance timide
Des lieux surpeuplés
On parle peu
Des centaines de dossiers
En attente d’une indemnisation
On parle peu
Des parents en deuil
Qui ne retrouveront jamais
Leur sérénité
 
Peut-on oublier
Cette petite fille ingénue
Ce petit garçon rieur
Cette jeune maman
Attendant son deuxième enfant
Ce vieil homme
Crucifié sur la chaussée
Et qui était persuadé
De finir ses jours
Paisiblement
Au soleil de ce paradis
 
Cinq ans déjà
C’était ici
C’était hier
Sous nos yeux
En témoins impuissants
Face à la fatalité
A la cruauté
Au terrorisme dévastateur
Qui va peut-être
Frapper de nouveau
Comme à Charlie-Hebdo
Au Bataclan
A Sousse
Demain
Dans un mois
Dans un an
Comment le prévenir
Comment l’empêcher
Comment l’éviter
Comment le combattre
Que faire
Contre ces éléments isolés
Ivres de vengeance
Au nom d’une idéologie meurtrière
Comment accepter que ces assassins
Soient parfois déjà fichés
Par la police
Et qu’on les laisse
Libres
De leurs mouvements
Et de leurs actes
Comment accepter
Que dans certaines mosquées
Ici en France
On prêche la haine
Et que nul ne s’en affecte
Pourquoi aussi nos frontières
Sont souvent en passage libre
Pour des individus suspects
 
Difficile d’empêcher tout cela
Quelque soit notre vigilance
Alors…
On en revient à la prière
A l’espérance
Au souhait d’une sécurité renforcée
Plus que jamais
Sans pouvoir être certain
Que demain
Dans un mois
Dans un an
Cela ne recommence pas
 
( Lettre de remerciements de Christian Estrosi)

 

Publié dans : Poésie | le 3 juin, 2021 |Pas de Commentaires »

La valse de Chopin

 

 

La valse de Chopin, jouée ici pour toi,

S’envolent les soupirs pour te dire : « Je t’aime »,

Je voudrais le chanter, le crier sur les toits,

Appel désespéré, l’entendras-tu quand même ?

 

 

La valse de Chopin, un si doux souvenir,

Elle glissait parfois le long de ton échine,

Ces intimes instants que nous voulions bénir

Miracle inattendu de quelque main divine.

 

 

La valse de Chopin dansant sur le clavier,

Des bémols frémissants comme issus de mon âme,

Mes mains semblant frôler ton corps primesautier

Tout comme en découvrant les secrets de sa trame.

 

 

La valse de Chopin qui m’emporte vers toi,

Mes doigts vont sautillant là, d’une touche à l’autre,

Je scande la mesure, un deux trois, un deux trois

L’histoire qui s’écrit, sais-tu que c’est la nôtre ?

 

 

La valse de Chopin, cet élan d ’outre cœur,

Trois temps éblouissants, rêve mélancolique,

Un rythme languissant, délicate pudeur,

Souffle d’éternité pouvoir de la musique…

Publié dans : Poésie | le 3 juin, 2021 |Pas de Commentaires »

Manet Panorama

Que de pièces c’est vrai dans ta longue carrière

Avant que de venir à notre Batelière !

Que cette liste est longue, irai-je jusqu’au bout ?

Je te vois récitant tes poèmes debout…

 

Tu célèbras Cocteau dans cette  Voix humaine ,

Et sans jamais faillir de semaine en semaine, ;

Passant à autre chose En attendant Godot

Puis allant hardiment à Sartre et son Huit clos.

 

Puis c’est Calligula de ce Camus célèbre

Sans oublier Racine avec la grande Phèdre !

Personnages qui sont là, en quête d’auteurs

Puis tu vas aussitôt t’attaquer au Menteur.

 

Tu veux changer un peu : de Musset un Caprice

Sans délaisser bien sûr Racine et Bérénice !

Pour ajouter encor, j’en dirai un peu plus,

En citant ton succès avec Britannicus.

 

J’avais mis de côté Cheval dans la cuisine,

Pour aller te trouver dans Les deux orphelines,

Te voilà de nouveau : Madame Perrichon,

Et le public ravi, te voit dans Cendrillon.

 

Disciples du diable, et de Musset Marianne

Silence de la mer : tu donnes de l’organe !

Les chaises, Cinquantaine e Wolf Virginia,

Des succès on le sait, que je sache il y en a !

 

Antigone un tabac ! Dialogue Carmélites,

Il y a parfois un four, en l’oubliant très vite !

Tu prends à bras le corps La folle de Chaillot

Dans la presse du jour, tu remplis les échos .

 

Avec Le Cid aussi, là, c’est la main heureuse,

Et tu poursuis avec Les folies amoureuses,

Le décor a changé :Le barouf à Sfoggia,

Et ce souffle vainqueur dans cet Oncle Vania .

 

 

 

Tu montres ton talent ; L’ombre d’un franc-tireur,

Puis Eugène Ionesco avec Le roi se meurt ,

Ruy Blas et Guernica, puis c’est Jeanne et ses juges, ;

Tant d’applaudissements, c’était un vrai déluge !

 

Tu viens dans Henri IV, et Gueux au paradis,

Y en a -t- il encor, la coupe est pleine, dis ?

Surprises de l’amour, Malade imaginaire,

Mégère apprivoisée est jouée au centenaire.

 

Medecin malgré lui, mené au petit trot,

Que de succès alors, ah ! non, vraiment c’est trop !

Parents terribles aussi, Précieuses ridicules,

Puis vient La peur des coups, là tu fais des émules.

 

Mais on avance encore avec Knock et Regain,

C’est Molière à son tour : Fourberies de Scapin,

On passe tout de go à Madame sans gêne,

Le talent avec toi : évident, dans tes gênes !

 

Hop ! voilà tu repars, c’est dans Répétition

Pour reprendre aussitôt Madame Perrichon,

Et ces tortues aussi qui viennent toutes seules

Là-bas dans la coulisse et ça crie et ça gueule !

 

C’est le Oui d’Hagondange et puis Mangeront-ils ?

Des rôles d’importance et dialogues subtils,

Mais tu t’en sors fort bien, comme à ton habitude,

Et tu t’accroches tant lorsque la tâche est rude !

 

-:-:-:-:-

 

Voilà chère Michèle un pan de ton théâtre,

Ton vouloir, ton talent, ton travail opîniâtre,

Quels envieux as-tu faits, quelle réputation,

Qui force le respect et notre admiration !

 

Publié dans : Poésie | le 2 juin, 2021 |Pas de Commentaires »
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